Matthieu Klotz

Ma seule ambition : courir pour le plaisir et me dépasser.


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Trail de la Forêt d’Eu

Trail

Trail de la Forêt d'Eu · Saint-Pierre-en-Val, France

Départ 3 mai 2026 07:30
Distance 42,0 km
D+ 1 129 m
Chrono 5:36:21
Classement 150/175

Il y a des courses qu’on garde précieusement, et d’autres qu’on a juste envie d’oublier. Le Trail de la Forêt d’Eu, pour moi, c’est la seconde catégorie. Pas dedans dans la tête, pas de jambes, pas de souffle : 42 km à serrer les dents sans en tirer le moindre plaisir. Autant être honnête, c’était un jour sans. Je vous le raconte quand même, parce que ça fait aussi partie du jeu.

  • Épreuve — Trail de la Forêt d’Eu, ~42 km (la grande boucle, au-delà de la version 26 km)
  • Contexte — sortie club, arrivée la veille
  • Au compteur — 43 km, ~1 040 m de D+, 5h36
  • Verdict — un jour sans, du début à la fin

La veille : tout va bien

Sortie club. On arrive la veille, resto tous ensemble, puis dodo. Rien à signaler, l’ambiance est bonne et je m’endors sans me douter de rien.

Réveil 5h30 : pas envie

Réveil à 5h30 pour se préparer, et là… pas envie. C’est rare que je me lève le matin sans la moindre motivation à l’idée de prendre un départ. Mais ce matin-là, c’est le cas. Je suis fatigué, le nez pris, bref : pas dedans. Je le sens dès le réveil, et ça ne présage rien de bon.

Le départ : ni souffle, ni jambes

Le départ est donné. Je pars tranquille, mais le constat est immédiat : pas de souffle, pas de jambes. La première partie est plutôt sympa, et j’atteins le premier ravito au 16e kilomètre. Sur le papier, le décor est là, mais moi je ne suis pas dedans. Je repars quand même.

La seconde partie : un long moment de souffrance

Et là, c’est la traversée du désert. Les poumons en feu, toujours pas de jambes, toujours pas dedans. Aucun plaisir. Le surplus de boucle par rapport à la version 26 km de la course n’apporte pas grand-chose à mes yeux : j’ai surtout l’impression d’allonger la sentence. J’arrive au second ravito dans le dur.

On repart en forêt. Quelques singles sont sympas, une dernière descente, et l’arrivée approche enfin. Au 42e kilomètre, je franchis la ligne : le calvaire est terminé. Le chrono affiche 5h36, mais ce jour-là c’est bien le dernier de mes soucis.


Bilan

Une course à oublier. Pas dedans dans la tête, pas de jambes, pas de souffle : la totale. Je n’y ai pris aucun plaisir, et ça se voit même sur la montre — le cœur n’a jamais voulu monter, comme si le moteur n’était tout simplement pas disponible ce jour-là. Beaucoup de membres du club ont trouvé la course très jolie. Moi, pas. Mais c’est comme ça : il y a des jours où rien ne répond, et il faut juste l’accepter, ranger ça quelque part et passer à la suite.