Marathon de Paris · Paris, France
42,195 km. Mon tout premier marathon, et pas n’importe lequel : Paris. Pas de prépa spécifique, un dossard décroché via le boulot, et l’envie de voir ce que ça fait, un marathon, quand on a la tête déjà tournée vers un ultra en juin. Spoiler : je me suis régalé. Je vous raconte.
- Épreuve — Marathon de Paris, 42,195 km, départ avenue des Champs-Élysées / Étoile
- Objectif — secondaire : le gros morceau de la saison, c’est la TransJu en juin
- Chrono — 3h53, sans prépa marathon dédiée
- Au passage du semi — 1h48, un nouveau record perso sur la distance
Un marathon en objectif secondaire
Autant être honnête tout de suite : je n’ai pas fait de préparation marathon à proprement parler. Mon vrai objectif de saison, c’est la TransJu, et tout mon entraînement tourne autour de ça. Le marathon de Paris, c’est un bonus. J’ai eu la chance d’avoir un dossard via mon employeur, et je cours donc à ses couleurs. L’occasion était trop belle pour la laisser passer : faire son premier marathon dans les rues de Paris, c’est quand même quelque chose.
Dimanche matin, réveil et RER pour filer jusqu’à Étoile. L’ambiance d’un départ de marathon, c’est particulier : des milliers de coureurs, les sas qui se remplissent, la musique, le compte à rebours. On est tout petit là-dedans, et en même temps on fait partie d’un truc énorme.
Départ : je pars vite, peut-être un peu trop
Sas des 3h30. Le coup d’envoi est donné et je m’élance. Vite. Très vite, même. Mais je me sens bien, alors je laisse les jambes faire. Les kilomètres défilent, et avec eux les décors de Paris : l’Opéra, la Bastille, la direction du bois de Vincennes et son château. C’est une façon de visiter la ville comme on ne la voit jamais : au milieu de la route, au pas de course, portés par la foule.
Au passage du semi, ma montre affiche 1h48. Nouveau record perso sur la distance. Je continue sur ce rythme rapide, tout va bien. L’ambiance est top, et je croise même des membres du club qui m’encouragent au bord de la route : petit shot de motivation gratuit, ça fait du bien.
Les quais, et les jambes qui s’alourdissent
Arrivée sur les quais de Seine. C’est magnifique, mais c’est aussi là que les jambes commencent à parler. Elles deviennent un peu lourdes, je ralentis. Au 33e kilomètre, petit coup de mou pour de bon. Je sens que forcer ne servirait à rien, alors je décide d’alterner marche et course, et de prendre quelques secondes pour m’étirer. Pas le moment de cramer ce qu’il me reste.
C’est aussi ça, un premier marathon : découvrir ce fameux mur dont tout le monde parle, et apprendre à composer avec sur le moment.
Le 39e : ça repart, l’arrivée est là
Au 39e kilomètre, la machine se relance. La fin est proche, je le sens, et ça suffit à relancer la mécanique. Et puis enfin : les 500 derniers mètres, la ligne d’arrivée qui se dessine, et 42 km au compteur. Ouf. Fini.
La montre indique 42,7 km au bout du compte : le petit rab habituel des trajectoires et du GPS qui coupe mal les virages. Côté cœur, c’est resté maîtrisé du début à la fin, sans emballement, ce qui n’est pas plus mal pour un premier de la distance.
Bilan
Premier marathon bouclé en 3h53, et je me suis régalé. Une superbe ambiance, un beau parcours, et un chrono dont je suis franchement content vu l’absence de prépa marathon spécifique. J’y suis allé un peu au culot, et ça a payé jusqu’au 33e.
Si je le peux, je remettrai ça l’année prochaine. Avec une vraie préparation marathon cette fois, la barre des 3h45, voire des 3h40, me semble largement à portée. Mais pour l’instant, place à la TransJu. Paris, on se reverra.





