Trail de la Fleur du Roy ↗ · Corrençon-en-Vercors, France
Des vacances dans le Vercors, une course locale organisée par les sapeurs-pompiers de Corrençon-en-Vercors, et l’envie d’y aller un peu en touriste : voilà comment je me suis retrouvé sur la ligne de départ du Trail de la Fleur du Roy, un 14 juillet. 24 km, 1 000 m de D+ : sur le papier, ça allait piquer. Dans les jambes, ça a piqué. Mais alors quel régal.
- Épreuve — Trail de la Fleur du Roy, 24 km, ~1 050 m de D+, Corrençon-en-Vercors
- Contexte — en vacances, peu entraîné, et pas du tout pour la montagne
- Chrono — 3h29
- Verdict — régalé du début à la fin
Un dossard pris en touriste
En vacances dans le Vercors, j’en profite pour m’inscrire à cette course locale. Autant le dire tout de suite : la préparation, c’était léger. Deux sorties seulement la semaine précédente dans le Vercors, et pas grand-chose avant depuis la TransJu, période barbecue oblige et ses quelques excès à table. Bref, j’y vais surtout pour le plaisir. 24 km et 1 000 m de D+ dans ces conditions, je sais que ça va laisser des traces.
8h : la grimpe au Clos de la Balme
Réveil à 6h15, direction Corrençon. Départ à 8h. Ça part vite, mais je suis dans le rythme sur les deux premiers kilomètres de pseudo-plat, le tour de la ville. Et puis on attaque le vif du sujet : la montée au Clos de la Balme. 500 m de D+ sur 3 km. Chemin en forêt d’abord, puis piste de ski. Dur, dur. Pas entraîné pour un tel terrain, ni pour autant de dénivelé sur si peu de distance.
Arrivée au Clos de la Balme, la vue est magnifique… mais il faut déjà basculer dans la redescente. 500 m de D- sur une piste de ski, avec des zones techniques. Mes cuisses sont déjà mises à rude épreuve. Un peu de replat, et voilà le premier ravito au 11e kilomètre, au golf de Corrençon. Pause éclair, et c’est reparti.
Seconde partie : le frais des bois
La suite est plus roulante, en forêt. Les jambes sont déjà un peu mollassonnes, mais le chemin enchaîne singles et routes forestières, un régal pour les yeux. Et avec la chaleur du jour, le frais des sous-bois fait un bien fou. Au 17e kilomètre, nouveau ravito. Pause rapide pour remplir les flasques et, surtout, se rafraîchir sous les brumisateurs mis à disposition : le petit détail qui change tout par cette chaleur.
La montée au Peuil : enfin du rythme
J’attaque la dernière grosse montée, jusqu’au Peuil. Et là, surprise : je retrouve du rythme en grimpant. J’arrive même à dépasser des groupes venus de la course XXS, et quelques coureurs du 24 km. Single jusqu’au sommet, toujours dans une forêt verdoyante, toujours un régal pour les yeux.
3 km de descente en plein cagnard
Fin de la montée, il reste 3 km jusqu’à l’arrivée. 3 km de descente, en bonne partie au soleil. Les cuisses sont sciées, mais j’arrive quand même à trottiner. Le hic, c’est le soleil, qui fait sérieusement chauffer la machine. Fin de la descente, 600 m de bitume et gros soleil : là, courir jusqu’au bout devient une épreuve à part entière. Je me force sur les 200 derniers mètres.
Je franchis la ligne en 3h29. Pas dernier — ça change ! — dans le dur à cause de la chaleur finale, mais content. Vraiment content.
Bilan
Une course magnifique, une très bonne ambiance et une organisation au top. Je me suis régalé du début à la fin. Peu entraîné, et surtout pas du tout préparé pour les terrains de montagne — appartenant clairement plus à la catégorie des ursidés qu’à celle des caprinés —, je trouve m’en être plutôt bien tiré. Et surtout, j’y ai pris énormément de plaisir. Une course à refaire sans hésiter si je repasse dans le coin.


















